samedi 24 février 2018

Stoke Bar, Barcelone


Un bar sympathique dans le barri Gotic, pas toujours facile d’en trouver un qui ne soit pas trop sans âme, eh bien voici le « Stoke Bar ». Une petite enclave dans le vieux quartier juif qui propose une série de cocktails et petits plats dans un cadre tout à fait charmant.


Comptoir en simple bois, quelques tabourets, quelques anciennes boiseries, une touche légèrement moderniste. Une ambiance plutôt calme et plaisante en ce début de soirée, parfaite pour prendre un verre.


De vieux meubles, des ton rouges et verts, des éclairages bien étudiés car ceux-ci sont placés pour rendre le lieu assez intime.


Meubles probablement chinés, rampe d’escalier comme dans un appartement, fauteuil en cuir, un lieu ni moderne ni complètement traditionnel, mais très agréable.


Au premier, une seconde salle elle aussi tout à fait plaisante avec quelques tables et une longue banquette. Plutôt l’endroit pour se restaurer en soirée.


Spécialités de cocktails dont les mojitos mais aussi quelques bières artisanales de brasseries locales.

Cela sera une bière de la brasserie Edge Brewing de Poble Nou appelée Apassionada à base de fruit de la passion ; une « berliner weisse », bière à la base un peu opaque et légèrement acidulée. L’ajout de fruit rend la bière très douce sans être sucrée.


Le mojito est bien dosé, pas trop sucré, fidèle à ce qu’il se doit d’être.


On peut aussi y manger quelques plats un peu exotiques/fusions si on le souhaite. Il se peut que le lieu en pleine saison touristique soit bondé, mais ce ne fut pas le cas ce soir, ce qui rendit l’expérience agréable.

vendredi 23 février 2018

Louro, Barcelone


Je crois que l’on ne me contredira pas si j’affirme que manger correctement sur la Rambla est une chose absolument impossible. Passage continu des touristes, prix élevés, congelé sur toutes les assiettes, impensable de penser s’y arrêter. Mais depuis quelque temps, il y a au moins une adresse qui mérite d’être découverte, celle de « Louro ». Certes ce ne sera pas l’établissement que l’on découvrira par hasard en marchant dans la rue pour la simple et bonne raison que celui-ci est à peine visible de la rue.


En fait vous devez tout d’abord repérer le « Centro Galego », centre galicien qui se trouve affiché conjointement avec un petit hôtel. C’est tout d’abord au fond de cette allée que vous devez vous rendre et ensuite monter à l’étage. Même s’il y a un panneau mobile dans le couloir, peu de chance de découvrir qu’il y a un restaurant de qualité au premier étage. Ce centre galicien a tout simplement fait une association avec le chef Manuel Núñez, du restaurant « Arume », de « Cera 23  » , dans le quartier du Raval. Un chef galicien qui remporte un réel succès avec ses autres restaurants.



Un bel immeuble, une magnifique rampe d’escalier que l’on monte comme dans n’importe quel bâtiment avec au départ un buste en bronze.


Vitraux assez modernistes, puis vous voici face à une entrée plutôt étrange. Un peu rutilante, assez particulière car elle rappelle de classiques faïences mais ces dernières sont de couleur or. Un lustre assez art-déco au plafond.


On entre dans un appartement qui a été reconverti en restaurant, la décoration a été dernièrement refaite. Tout est un peu doré, ou alors avec des couleurs assez particulières, la décoration et mobilier sont plutôt inattendus. Difficile de savoir si l’on a conservé quelques éléments ou non du précédent établissement.


A gauche de l’entrée, une anti-chambre presque un peu asiatique ; des objets de décoration, des armoires frigorifiques et de la vaisselle rangée sur des étagères.


Un peu plus en avant, un coin presque privatif face à un bar. On peut également y manger mais autour d’une table unique et surélevée.


La première salle est un mélange assez particulier avec de la vaisselle dorée exposée dans des rayons contre les murs, les tables contrastent avec leur côté bois un peu rustique. Le plafond bleu comme à l’entrée détonne un peu dans le tout, quelques œuvres plus contemporaines sur les murs.



La salle au fond est plus traditionnelle mais néanmoins surprenante, avec son papier peint de style panoramique du 18ème, ses chaises qui pourraient se retrouver dans certains restaurants indiens, ses lampes en forme de panier de pêcheurs ou d’autres dorées.  Le long d’un des murs, une banquette de couleur sombre avec au dessus quelques photos noir et blanc de probables paysages de Galice. On observera également certaines structures qui sont probablement d’origine. Je reste un peu indécis à dire si le tout a été conçu avec cet objectif de mélanger les styles ou si ce n’est qu’une coincidence.





Le lieu est tout à fait plaisant et pas du tout semblable à aucun des établissements de la rue. La carte qui nous est présentée est très intéressante, propose une belle série de mets évidement influencés par la Galice avec des touches modernes.

Pour commencer, une tourte galicienne farcie au poulet bio et pommes. Souvent appelée « empanada Gallega » est une variété de tourte populaire de cette région du nord-ouest de la péninsule ibérique. Elle y est connue, semble t-il, depuis le 7ème siècle, lorsque l'on a commencé à s’intéresser à faire voyager la nourriture. Recouverte d'une seconde couche de pâte, cette tarte était sensée se transporter plus aisément et à l'abris de la poussière. Ces tartes devenues tourtes sont généralement farcies d'ingrédients régionaux, aussi bien de la viande, du poisson, des fruits de mer ou des légumes. Souvent réalisée avec du thon et aux poivrons, ici ue variation très plaisante au poulet et pomme pour une touche douce.


Des bouchées marines avec les tranches de pain grillées avec de la sardine fumée, compote de tomates et fromage de Galice. C’est vraiment délicieux car le côté sucré de la tomate confite tranche parfaitement avec le poisson frais, salé et fumé.


Un poisson avec une excellente sole poêlée, sauce citrique et légumes de saison sautés. Poisson de première fraicheur parfaitement cuit, une sauce finement acide, quelques cubes de pomme verte infusées et les légumes semblent être en réalité des salicornes.



Le plat suivant est tout aussi gourmand avec un riz aux champignons sauvages avec du fromage « Tetilla ». Excellente qualité de riz, texture parfaite de la préparation, fond de sauce bien parfumé avec ces champignons locaux qui de plus sont frais et le fromage en arrière goût. Fromage au lait de vache, à pâte filée. Traditionnellement, on utilise le lait entier, de la race rubia gallega, qui produit peu de lait, mais de qualité supérieure. La « Tetilla » est proche des Scamorze italiens, avec une forme très caractéristique de tétine ou de petite poire « perilla ». Frais, ils sont doux, puis ils deviennent piquants avec l'âge


En dessert un cheesecake cuit au four avec du fromage fumé, normalement avec des myrtilles et une glace au fruit mais d’après ce que je comprends, il n’y a plus de cette glace, donc le tout est remplacé par une glace à la vanille, ce qui contraste nettement moins bien avec le gateau.


Une excellente espuma de fromage galicien, gelée de coing, noix, pommes et glace au yoghourt, pour terminer.


Une bouteille de Adega Ponte da Boga Godello 2016 de la région de Ribeira Sacra, vin blanc agréable avec ce repas.


Un bel ajout au panorama gastronomique de Barcelone avec une cuisine plus proche de la Galice que l’autre l’établissement du chef. Des saveurs qui changent des plats habituels locaux, des produits de qualité, des assiettes qui combinent, les plats traditionnels galiciens avec une touche personnelle et gourmande, un cadre étonnant et plaisant, une adresse à ajouter dans votre liste si vous ne souhaitez pas trop sortir du centre.

jeudi 22 février 2018

Bodega Carol, Barcelone


Rien de plus fantastique que de partager un moment de tous les jours dans une bodega de quartier bien à l’écart des flots de touristes.  Celle-ci se trouvant dans le quartier d’El Clot et son nom est « Bodega Carol » au coin d’une rue.


Dans la vitrine, des objets un peu style brocante avec de vieux disques, des siphons a eau, on n’est pas vraiment sûr de comprendre à quoi correspondent cette exposition d’objets mais on peut s’imaginer qu’ils ont une signification pour les propriétaires.


L’intérieur un peu vétuste a tout son charme, surtout avec cette gigantesque collection de porte-clés suspendue sur un mur de couleur rosâtre. Une salle en longueur, une machine à sous adossée au bar, des tonneaux, des néons au plafond et une atmosphère comme l’on aime avec du brouhaha, comme on peut l’espérer dans une bodega. Un endroit d’une grande authenticité, avec beaucoup de caractère et qui est une superbe alternative à tous ces endroits plus centraux et parfois guindés. Une clientèle principalement du quartier ou quelques personnes qui connaissent l’adresse car il y a peu de chance d’arriver ici par hasard.





On fera la fille, passera sa commande et attendra d’être servi autour de l’unes des petites étagères où l’on pose son verre et ses assiettes, ou encore derrière l’un des tonneaux à même le sol.



En jetant un œil sur le tableau noir, on pourra y trouver la liste des tapas, mets du jour. Des boulettes, des tripes, du boudin, des charcuteries diverses, es fromages, différentes croquettes, la plupart des propositions assez différentes d’autres établissements étant réalisées avec du porc de qualité.


Ici on prend principalement de la bière mais le vermouth est aussi de rigueur, généreusement servi avec une tranche d’orange et une olive comme il se doit.


Un des mets de choix que tour le monde semble choisir c’est la Torrezno de Soria, région dans le nord de l’Espagne, Castille et Leon. A première vue on dirait un simple morceau de porc frit mais encore faut-il savoir comment obtenir une croute aussi croustillante. Deux possibilités, soit choisir un morceau que l’on fait mariner, soit acheter du porc précuit. Du lard salé avec une peau qui doit être sèche, découpée en tranche de 1,5 cm et ensuite l’on passe le tout à la friture. Dans la poêle, il faudra positionner la peau vers le bas et laisser tout d’abord cuire une vingtaine de minutes dans l’huile, ensuite dix minutes additionnelles a plus grande chaleur. Il y a d’autres techniques avec le porc précuit ou encore au four. Le résultat est vraiment inattendu, certes croustillant et étonnement moins gras que l’on pourrait se l’imaginer.


Les anchois au vinaigre sont particulièrement bons.


Les Papas Carol du nom de la patronne sont elles aussi particulières et ne correspondent à rien de ce que l’on peut manger ailleurs à Barcelone. Il s’agit de chips sur lesquelles l’on trouvera une sorte de pancetta rapidement poêlée et fondante, le tout recouvert de paprika.


Une découverte avec un plat appelé Carcamusas, spécialité de Tolède à base de porc, de légumes de saison cuits dans une sauce à base de tomate et de laurier. Plat servi comme ici traditionnellement dans un petit plat de terre cuite, réalisé avec des petits pois. C’est gourmand et délicieux.


Une bodega qui vaut vraiment le déplacement pour vivre un moment très différent, déguster d’excellentes cochonailles, apprécier l’ambiance si authentique et se réjouir qu’il existe encore des lieux comme celui-ci.


mardi 20 février 2018

Les évènements: BVN - Barcelona Vins Nus - El Saló dels Vins Naturals, 11 février - 12 février, Barcelone


Un dimanche à Nau Bostik pour découvrir un petit salon du vin appelé « BVN - Barcelona Vins Nus - El Saló dels Vins Naturals ». Pas que je sois un passionné de vins naturel mais n’étant jamais allé dans ce lieu, ce fût une parfaite occasion.


Il s’agit d’une ancienne usine abandonnée depuis 10 ans dans le quartier de la Sagrera, le long d’une voie de chemin de fer. Aujourd’hui il s’agit d’un centre culturel de 700 m2 avec des docks. A l’intérieur, une école de théâtre, un espace de jeux, un espace cultures, des ateliers et un lieu pour des événements comme celui-ci et d’autres tout au long de l’année comme par exemple du street food.


Une usine en plusieurs bâtiments avec quelques grandes fresques peintes sur ses murs.

Certaines sont de vraies œuvres, certes du street art mais par exemple celle de Gernic est plutôt remarquable. Le vrai nom étant Nicolas Germani, « muraliste » argentin de surcroit.


Ou encore « Axe Colours » de Barcelone, un bureau de design et décoration également versé dans le street art, ici Tyrion Lannister.


Aujourd’hui, un salon du vin qui aura lieu pendant deux jours. Destiné aussi bien aux professionnels que particuliers. Plus une opportunité de découvrir que de s’approvisionner car pour les commandes il faudra prendre les références.


Entrée dans une des halles par la porte ou se trouve encore une autre remarquable peinture.




Un espace pour découvrir des vins uniques, élaborés par de petits vignerons. Vins dont les raisins sont issus de l’agriculture biologique ou biodynamique, qui sont vinifiés et mis en bouteille sans aucun intrant, ni additif. Plus de 40 vignerons de Catalogne, Galice, Castille, Andalousie, Valence, Roussillon, Jura, Auvergne, Loire, Languedoc, Rhône, comme l’indique le descriptif de l’événement. Entrée à 10 euros pour les dégustations avec un verre inclut.           


Public varié, on passe de stand en stand, certains vignerons parlent évidemment français, d’autres en anglais si vous ne maitrisez ni le catalan, ni le castillan. Bonne humeur, ambiance assez décontractée.


Quelques vignerons ci et la que je vous laisse découvrir.




Et même ce jour, le fameux chef local Rafa Pena de Gresca et de Rilke.


A l’extérieur, vous ne serez pas en manque de nourriture puisque quelques stands de qualité proposent de la « street food ». Se qui me surprend surtout ici à Barcelone c’est de ne toujours trouver que des stands de qualité quelque soit l’événement, ce qui est loin d’être le cas un peu partout en Europe.




On prend ce que l’on veut a des sommes raisonnables et pouvons s’asseoir à l’une des tables le long du bâtiment.


Les fameux « Bunyols » qui ont été introduits en Catalogne par les juifs sépharades au Moyen Âge, puis ensuite furent adaptés et sucrés pour Carème.  Il existe deux types de ces boules de pâte frites savoureuses : les bunyols de l'Empordà comme ici et les bunyols de vent. Les Bunyols de l'Empordà se caractérisent par un trou arrondi au milieu. Ils ne peuvent pas être remplis, mais ils peuvent être achetés avec de la crème ou du chocolat au milieu.


Un coin avec diverses boutifarra, saucisses.


Un superbe stand de fromages avec une très belle sélection. Fromagerie située au coeur du village de Terradelles, dans le Mas Alba. Des fromages confectionnés avec le lait de la ferme, une production artisanale et attentive à l'environnement. Le Mas Alba est une ferme du XVIIIe siècle située à Terradelles, dans la municipalité de Vilademuls, une petite ville de 40 habitants à 15 minutes de Bayoles, Gérone, Figueras ou l'Escala. La maison possède un troupeau de chèvres laitières, 100 hectares de forêts et de cultures, chevaux, poulets ...





Un très agréable moment pour déguster des vins et découvrir les produits de la région dans un espace très original.